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Il ne faut pas enterrer un banquier qui bouge encore !

Par Pierre Mourlan de Patrimoines et Selections

Pierre Mourlan, Patrimoine & Selections, société Partenaire de Regency Conseil et Patrimoine, Cabinet de conseil en gestion de patrimoine


Regency Conseil et Patrimoine, Cabinet de Conseil en gestion de patrimoine indépendantQu'il s'agisse de Citi ou de la Deutsche Bank qui ont renoué avec les profits aux mois de janvier et de février; de Bank of America, de Merryl Lynch ou de Crédit Suisse qui annoncent dès à présent un premier trimestre 2009 "dans le vert"; ou à l'instar de Goldman Sachs et consorts qui insufflent la confiance aux marchés tirant profit de leurs activités de trading sur les taux, le change et les matières premières; les investisseurs se sont, la semaine dernière, précipités sur chaque once de nouvelle encourageante et les marchés se sont envolés.

Le CAC 40 a progressé de 6,75%, le Dow Jones de 9,01% et le MSCI world € de 6,51%;

le tout sur fond derebond quasi-historique des sociétés financières (dans leur ensemble), grand paradoxe de ce début d'année 2009. En effet, alors que la crise financière se poursuit les banques d'investissement ont enregistré d'excellents résultats sur les mois de janvier et de février sur les activités de marché classant ce premier trimestre 2009 parmi les meilleurs débuts d'année. Première cause, les entreprises ont besoin de se refinancer et ont par conséquent multiplié les émissions obligataires largement suivies par les gestionnaires.

Cette activité obligataire intense a également permis de tonifier les ventes de produits de couverture de change permettant aux banques – françaises en tout cas – de réaliser la moitié de leur budget annuel sur les deux premiers mois de l'année! Autre raison tout aussi conjoncturelle, les banques d'investissement profitants d'une concurrence moins
agressive (disparition de certains acteurs:Bear Stearns, Lehman Brothers, Dresner ou position moins marquées
d'autres acteurs: UBS, Royal Bank of Scotland,…) ont pu relever leurs commissions pour pallier en partie la
baisse de volume.


Dernier facteur, plus d'habillage que fongible, les banques ont passé fin 2008 des provisions conséquentes en
particulier sur des actifs illiquides. Grace au retour d'une volatilité et d'une liquidité plus "normale", il y a eu en
ce début d'année des reprises de provisions qui sont venues gonfler les revenus de ces sociétés financières.

Regency Conseil et Patrimoine, Cabinet de Conseil en Gestion de Patrimoine IndépendantIl n'est pas question pour le moment de pouvoir considérer un retour de l'aversion au risque action mais il nous
est permis de constater que les valeurs financières et les non-défensives reprennent du poil de la bête, en tout
cas pour un temps, entraînant de facto le marché à la hausse.

Elargissons le spectre de l'actualité économique, deux réunions d'importance se sont tenues en fin de semaine
dernière:

La réunion du G20 finance.

 

Les ministres des finances du G20 qui se sont réunis le week-end dernier, en prévision du sommet du 2 avril
prochain à Londres, ont tout fait pour présenter un front commun. La volonté de mettre de coté les différents
était clairement affichée tant la nécessité d'une entente est aujourd'hui primordiale. Au sortir la bête noire a été
unanimement désignée, comme il fallait s'y attendre, la décision commune est la régulation et la surveillance de
toutes les institutions financières "d'importance systémique" (comprendre les hedges funds et autres gestion
spéculatives) responsables aisément désignés de la crise actuelle.

La réunion de l'OPEP,

 

Dimanche à Vienne a abouti à un statu quo quant à la production, alors que certains pays producteurs
préoccupés par le rôle croissant de la Russie souhaitaient une réduction. L'inversement de la tendance sur les
échéances de cours les plus lointaines a permis ce statu quo; la problématique que tentent de résoudrent les pays
de l'OPEP reste aujourd'hui la répartition du marché. En effet l'OPEP régule seulement les niveaux de l'offre
globale sans répartir les différents marchés, ce qui pourra devenir problématique.

Rédigée le 17/03/09

Pierre MOURLAN

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